Le setting, c’est quoi exactement ?
Le setting (de l’anglais appointment setting, « prise de rendez-vous ») est la première étape de la vente à distance. Le setter contacte des personnes qui ont manifesté un intérêt — via messages privés, WhatsApp, e-mail ou téléphone — vérifie qu’elles correspondent à l’offre, répond à leurs premières questions, et leur cale un rendez-vous.
Point essentiel : le setter ne vend pas. Il transmet un prospect qualifié, et c’est le closer (ou le dirigeant) qui mène l’appel de vente final. Cette séparation change tout : le setter travaille le contact et le tri, pas la conclusion. Et ce n’est pas du démarchage à froid : on s’adresse à des gens qui ont déjà levé la main.
Setter ou closer : la différence en une image
Le setter ouvre la porte, le closer fait entrer. Le premier décroche le rendez-vous, le second transforme ce rendez-vous en vente. Les deux rôles sont complémentaires, et beaucoup de closers ont commencé par le setting. Si tu hésites entre les deux, on compare tout — accessibilité, rémunération, compétences — dans setter ou closer, lequel choisir pour débuter.
Comment un setter est payé
C’est le point le plus mal expliqué du métier, et celui où l’on te vend le plus de rêve. Voici les modèles réellement pratiqués :
| Modèle | Ordre de grandeur | Pour qui |
|---|---|---|
| Par rendez-vous qualifié | 25 – 75 € / RDV honoré | Le plus courant pour débuter |
| Commission sur les ventes | 2 – 5 % des ventes issues de tes RDV | Setter plus expérimenté |
| Fixe + bonus | Petit fixe + prime par RDV ou par vente | Certaines entreprises structurées |
Ton revenu mensuel n’est donc pas un salaire : c’est ton tarif multiplié par le volume de rendez-vous — un volume fourni par l’entreprise, pas par toi. C’est pour ça qu’il faut se méfier des « 2 000 à 3 000 € par mois dès le début » qu’on lit partout : ces montants supposent un flux important que rares sont les débutants à obtenir tout de suite. Pour comprendre comment ces chiffres sont gonflés (et ce qu’ils valent vraiment), on a démonté le calcul type dans combien gagne vraiment un closer.
Une journée type de setter
Concrètement, à quoi ça ressemble ? Le setter passe l’essentiel de son temps en conversation écrite ou au téléphone : il reprend les personnes qui ont réagi à un contenu ou une publicité, engage l’échange, pose quelques questions de qualification (situation, besoin, moyens), écarte celles qui ne collent pas, et propose un créneau à celles qui sont prêtes. Entre deux, il relance les rendez-vous non confirmés — car un rendez-vous non honoré ne compte pas.
C’est un métier de régularité plus que d’exploit : la performance vient du nombre de conversations tenues et du soin apporté au suivi, pas d’un coup de génie.
Comment débuter setter
Aucun diplôme n’est requis. Le chemin qui fonctionne :
- Apprendre les bases : structurer une conversation, qualifier sans brusquer, proposer un rendez-vous.
- S’entraîner sur de vrais échanges, en s’enregistrant ou en se faisant relire.
- Décrocher une première mission auprès d’une entreprise qui fournit le flux de prospects.
- Soigner ton suivi : c’est là que se gagnent les rendez-vous honorés, donc ta rémunération.
Comme pour le closing, il faut un statut pour facturer une fois payé — le plus souvent la micro-entreprise. On détaille les seuils et les cotisations dans quel statut pour un closer (les mêmes règles s’appliquent au setter).
Pour qui — et pour qui non
Le setting te conviendra si tu aimes le contact, si tu es à l’aise à l’écrit et au téléphone, et si la régularité ne te rebute pas. C’est la première marche idéale pour découvrir la vente à distance sans porter tout de suite la pression de la conclusion.
Il te conviendra mal si tu cherches un revenu fixe et garanti, ou si répéter des dizaines de conversations similaires chaque jour t’ennuie profondément. Dans ce cas, autant le savoir avant de te lancer — c’est plus honnête que de te vendre un métier idéalisé.